« Un golfeur qui joue est un golfeur qui reste. »En 2025, 73 331 licences n'ont pas été renouvelées, pour 38 588 nouveaux licenciés (ffgolf). Chaque départ, c'est un membre, un abonné ou un green fee en moins.
On ne fidélise pas ce qu'on ne suit pas. Quatre indicateurs, simples à calculer à partir de vos fichiers.
Sur 100 abonnés ou licenciés de l'an dernier, combien ont repris cette année ?
Sur 100 débutants d'il y a trois ans, combien jouent encore ? C'est là que se cache la vallée de l'humilité.
Combien d'enfants de l'école de golf deviennent membres ? L'espérance de vie d'un enfant en école de golf est de deux ans.
Départs au 10 avant 10 h, parcours après 15 h : c'est votre chiffre d'affaires dormant.
Deux erreurs se sont succédé. D'abord, un ou deux ans de practice avant le parcours : les débutants se décourageaient. Aujourd'hui, on les amène plus vite sur le parcours — mais seuls. Résultat : des joueurs individualistes, tendus, parfois agressifs, qui ignorent l'étiquette et ne savent pas se mélanger aux autres. Une foire d'empoigne. La réponse : les accompagner sur le parcours le plus tôt possible, en groupe, en les centrant sur les objectifs de moyens — la marche, le partage, la compréhension du jeu. La performance ne vient qu'ensuite, comme un aboutissement.
Au practice, il est préoccupé par son geste.
Il découvre le plaisir d'être sur le parcours : il a envie de marcher.
Il comprend qu'on pratique à plusieurs, et il devient sportif.
L'aboutissement. Il participe à la vie du club, à son développement — et pourquoi pas comme bénévole.
Contrairement à ce qu'on pense, plus on met les joueurs tôt sur le parcours — accompagnés —, plus ils sont sensibles à l'étiquette et plus ils apprennent à jouer ensemble. On développe l'état d'esprit du vrai joueur de golf : comprendre le jeu, partager, prendre plaisir à connaître l'autre et à s'enrichir.
Nous l'avons beaucoup vu en région parisienne : le joueur formé en cours individuel est recentré sur sa performance. Il vient jouer, il repart. Il ne déjeune pas, il ne prend pas un verre, il ne connaît personne.

Le joueur seul consomme un départ, et rien d'autre.
Après le cours, on reste : déjeuner, pot, débrief. Les prestations complémentaires en vivent.
Un joueur qui a ses partenaires, sa table et son rendez-vous hebdomadaire n'est plus un client : il appartient au club.
Dans la plupart des clubs, le départ du 10 n'est pas utilisé le matin avant 9h30 ou 10 h : la moitié du parcours reste vide. Et après 15 h, le parcours se vide à nouveau. Ces périodes creuses sont exactement celles dont un enseignement sur le parcours a besoin.
Des groupes de quatre élèves maximum partent du 10 pendant que les membres jouent le 1 : aucune gêne pour le jeu, et neuf trous qui travaillent au lieu de dormir.
Cours de 9 trous, forfaitaires qui utilisent les places libres publiées deux jours avant : le parcours vit jusqu'au soir, avec des joueurs qui reviennent chaque semaine.
Des green fees sur des créneaux qui ne rapportaient rien, des débutants qui deviennent membres parce qu'ils ont appris à jouer chez vous, et une école qui vit sur le parcours plutôt qu'au practice.
Combien de débutants commencent, combien restent à un, deux et trois ans, combien de départs sont utilisés sur ces créneaux. Des chiffres, pas des convictions.
Combien de licenciés renouvellent leur licence chaque année ? Combien de cartes vertes ? Combien de jeunes renouvellent ? La plupart des clubs ne le savent pas. Mettez en place des évaluations automatiques, des statistiques, et comparez-les d'une année sur l'autre.
Je dispose déjà de premières statistiques : le nombre de personnes qui restent en découverte, le nombre de personnes qui restent en cours, et le nombre de personnes qui accèdent rapidement au parcours. Dans un club où j'ai enseigné, sur 140 débutants, seuls 5 étaient autonomes sur le parcours au bout d'un an.
Un débutant doit accéder très tôt au parcours, le plus rapidement possible : pour prendre du plaisir, marcher, commencer à maîtriser l'étiquette, commencer à travailler son autonomie.
Le nerf de la guerre, ce sont deux chiffres : le nombre de personnes qui accèdent rapidement au parcours, et le nombre de personnes qui continuent à jouer. Si les joueurs ne vont pas rapidement sur le parcours, s'ils ne jouent pas rapidement, ils abandonnent.
En 1999, les psychologues David Dunning et Justin Kruger ont montré que les débutants surestiment leur niveau. Au golf, le phénomène est spectaculaire — et il explique une grande partie des abandons. Trois phases : le sommet de l'illusion, la vallée de l'humilité, le plateau de la consolidation.
Au practice : mouvement très athlétique, performance, longueur, séances courtes sans fatigue. Les progrès sont rapides. Le débutant se croit prêt.
Le passage au 18 trous change tout : régularité, endurance, un geste forcé qui se dégrade avec la fatigue, la maîtrise du jeu avant le score, l'adaptation au terrain. Rien ne ressemble au practice.
Elle arrive plus tôt ou plus tard selon le joueur. Le 18 trous prend du temps, donc moins de practice : la transition est ratée. Seul, sans accompagnement, le joueur conclut que « le golf, ce n'est pas pour lui ». C'est là que se perdent les licences.
Ceux qui traversent la vallée finissent par jouer vraiment. La méthode NRG y mène directement : sur le parcours dès le premier cours, l'illusion ne se forme pas, la difficulté réelle est apprivoisée tout de suite — et la courbe termine plus haut.
Le jeu est enseigné de façon trop compliquée, au lieu de partir des petites distances et de l'adaptation au terrain. Le practice forme un mouvement athlétique, fait pour la performance et la longueur, sur des séances courtes où la fatigue n'existe pas. Le parcours demande l'inverse : de la régularité, de l'endurance — un 18 trous est long, et un geste forcé se dégrade quand la fatigue arrive —, la maîtrise du jeu avant le score, et l'adaptation permanente au terrain.
Deux choses ne sont jamais prises en compte. Les émotions d'abord : sur le parcours, elles font partie du jeu, et personne ne les enseigne. Le score ensuite : on fait compter les gens beaucoup trop tôt, et le joueur se retrouve dans des objectifs de résultat avant d'avoir construit son jeu.
La priorité de l'enseignement devrait être la marche, l'étiquette et le long jeu ; le petit jeu, le putting et le score viennent après. D'abord être régulier au long jeu et faire un minimum de distance, être à l'aise sur le parcours, prendre conscience de ses émotions, se fixer des objectifs de moyens et construire son jeu. La performance ne vient que si l'on joue régulièrement, assez souvent, et préparé.
La pédagogie NRG est fondée d'abord sur le plaisir, le partage, l'humilité et la compréhension du jeu : sur le parcours dès le premier cours, le joueur se fait plaisir, joue avec les autres et comprend le golf. L'amélioration du niveau vient ensuite de l'entraînement, pour ceux qui le veulent — mais on peut aussi prendre beaucoup de plaisir avec moins de performance et moins d'entraînement.
J'ai dirigé deux golfs : je connais vos contraintes d'exploitation. L'enseignement sur le parcours n'est pas une gêne pour votre terrain, c'est une activité qui le fait tourner.

Chaque élève d'un cours sur le parcours règle son green fee au golf. Un groupe de quatre, c'est quatre départs vendus, à chaque séance.
Les cours sur 9 trous se placent volontiers sur les heures creuses, en semaine ou en fin de journée, sans gêner les membres.
Un débutant accompagné sur le parcours apprend le rythme de jeu et l'étiquette dès le départ. Il devient vite autonome — et il revient jouer chez vous.
L'USMG Golf, association municipale de Gagny dont je suis le professionnel, n'a pas de parcours en propre. Elle joue pourtant en 1re division du championnat des clubs sans terrain, et a emmené jusqu'à 90 élèves en 4 voyages la même année.
Les adhérents apprennent directement sur les golfs d'Île-de-France : c'est l'atout décisif d'une structure sans terrain.
Équipes, compétitions, week-ends et voyages : un encadrement qui donne aux adhérents des raisons de rester.
Quinze ans de vie associative avec une équipe de bénévoles : je peux aider une association à se lancer, à structurer son offre ou à relancer sa dynamique.
Les conditions se définissent ensemble, selon votre structure, vos créneaux et vos objectifs.
Des premiers cours directement sur le parcours, en petits groupes, jusqu'à l'autonomie de jeu.
Cours sur 9 ou 18 trous, forfaits annuels avec groupes constitués : on peut s'inscrire seul, sans partenaire.
Portes ouvertes, rencontres, compétitions amicales, formules golf et repas au club-house.
Stages sur le parcours en Île-de-France, sur le réseau du Grand Club dont je suis enseignant officiel, ou à l'étranger.
Un premier échange suffit pour voir ce qui peut fonctionner chez vous. Je me déplace volontiers pour vous rencontrer.
Le golf se transmet sur le parcours. Chacun, à sa place, peut aider les nouveaux joueurs à y rester.
Fédération, ligues, comités, collectivités : expérimenter et mesurer un accueil des débutants sur le parcours.
Enseignants PGA : partager vingt ans de pratique de l'enseignement sur le parcours, d'égal à égal.
Golfs, associations sportives, clubs sans terrain : accueillir, faire jouer et garder vos golfeurs.
Deux outils de la méthode NRG pour savoir où se joue votre golf, et quoi faire dès votre prochaine partie. Gratuits, confidentiels, résultat immédiat.
GratuitVotre étape de progression émotionnelle, votre profil en 5 piliers, vos points de bascule et vos exercices sur le parcours. Le diagnostic complet vous est aussi envoyé par email.
Faire le test
GratuitRacontez-moi votre partie : votre zone émotionnelle, le moment où votre partie bascule, un conseil pour chaque situation qui vous gêne et les 3 exercices de mon livre qui vous correspondent.
Faire mon bilanEt ensuite ? 15 minutes d'échange offertes avec moi, par téléphone ou en visio, pour lire ensemble votre résultat.
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