Source : ffgolf, dossier annuel des statistiques licences 2025.
« Au practice on améliore son geste, sur le parcours on apprend à jouer au golf. »Cyril Ferran — professionnel PGA France depuis 1996
Le golf affiche un record, 446 547 licenciés en 2025. Mais sans les 38 754 anciens golfeurs qui ont repris une licence, il en aurait perdu près de 35 000 en un an. Un seau qui fuit — par trois trous.
Le practice n'a pas l'intérêt du parcours. Ce qui attire au golf, c'est l'environnement, la marche, la nature, le partage avec sa famille ou avec d'autres joueurs. Les intérêts diffèrent — la performance pour certains ; la nature, la marche, le sport et le partage pour beaucoup d'autres, les dames et les enfants en tête — et le tapis ne parle qu'aux premiers. Une initiation sur le parcours, très tôt, ouvre la porte à un public bien plus large.
Celui qui n'est pas sportif, qui n'a pas commencé jeune, qui n'envoie pas la balle loin, échoue au practice et conclut que le golf n'est pas pour lui. Sur le parcours, il joue — et c'est en marchant et en pratiquant que la condition physique vient. Certains envoient la balle à 5 mètres au début, à 50 mètres au bout d'un an, peut-être à 80 mètres au bout de cinq ans. Ils ne feront de la performance qu'au bout de cinq ans ; mais en attendant, ils auront joué au golf. Ce sont des golfeurs, dès le premier jour.
Après un ou deux ans de practice, le débutant arrive sur le parcours. Terrain, règles, rythme, regard des autres : rien ne ressemble à ce qu'il a appris. La déception est immédiate, et la conversion du practice au parcours échoue.
Formé au practice à un swing performant, le joueur découvre que le parcours demande autre chose : endurance, adaptation, compréhension du jeu. C'est l'effet Dunning-Kruger (voir la courbe plus bas) : en troisième et quatrième année, les licences se rendent.
En école de golf, l'espérance de vie d'un enfant est de deux ans. Un jeune qui ne joue pas en dehors de ses cours n'a pratiquement aucune chance de progresser ; sans progrès, il s'ennuie ; il part. 3,6 % seulement des licenciés ont entre 19 et 25 ans.
On enseigne encore le golf comme si chaque débutant devait devenir champion : le geste, la distance, le score. Commençons par ce qu'est le golf pour l'immense majorité : un sport de loisir. Mettre les gens sur le parcours, leur apprendre à marcher, à se concentrer sur le mouvement, à respecter l'étiquette, avec des objectifs de moyens et non de score. Une pédagogie qui permet à chacun de progresser du bas vers le haut, à son rythme. La performance viendra — comme un aboutissement. Pour une personne qui commence le golf à 80 ans et joue neuf trous une fois par semaine, cela peut être passer de 5 à 80 mètres en une année.
Dans les écoles de golf, un enfant reste en moyenne deux ans. On sait aujourd'hui que s'il ne joue pas en dehors de ses cours, il n'a pratiquement aucune chance de progresser — et il part. Deux leviers simples existent, et ils dépendent de vous.

Faire jouer les enfants avec leurs parents. Si les parents s'y mettent, ils emmènent ensuite leurs enfants jouer : le jeune joue beaucoup plus, progresse, et deux générations restent au club au lieu d'une qui s'en va.
Mis en place en France il y a environ cinq ans, les départs avancés restent très mal compris dans la culture golfique française et ne sont pratiquement pas appliqués. Ils permettent pourtant au débutant d'accéder beaucoup plus vite au parcours et d'y jouer chaque trou à sa portée, autour de +2.
Fédération, ligues et comités sont les seuls à pouvoir faire comprendre aux clubs l'intérêt des départs avancés — pour les débutants, pour les jeunes, et pour le remplissage des parcours.
L'amélioration du jeu doit être progressive et pratiquée sur le parcours, pas théorisée au practice. Le détail de cette progression est dans Nirvana Golf Révolution.
En 1999, les psychologues David Dunning et Justin Kruger ont montré que les débutants surestiment leur niveau. Au golf, le phénomène est spectaculaire — et il explique une grande partie des abandons. Trois phases : le sommet de l'illusion, la vallée de l'humilité, le plateau de la consolidation.
Au practice : mouvement très athlétique, performance, longueur, séances courtes sans fatigue. Les progrès sont rapides. Le débutant se croit prêt.
Le passage au 18 trous change tout : régularité, endurance, un geste forcé qui se dégrade avec la fatigue, la maîtrise du jeu avant le score, l'adaptation au terrain. Rien ne ressemble au practice.
Elle arrive plus tôt ou plus tard selon le joueur. Le 18 trous prend du temps, donc moins de practice : la transition est ratée. Seul, sans accompagnement, le joueur conclut que « le golf, ce n'est pas pour lui ». C'est là que se perdent les licences.
Ceux qui traversent la vallée finissent par jouer vraiment. La méthode NRG y mène directement : sur le parcours dès le premier cours, l'illusion ne se forme pas, la difficulté réelle est apprivoisée tout de suite — et la courbe termine plus haut.
Le jeu est enseigné de façon trop compliquée, au lieu de partir des petites distances et de l'adaptation au terrain. Le practice forme un mouvement athlétique, fait pour la performance et la longueur, sur des séances courtes où la fatigue n'existe pas. Le parcours demande l'inverse : de la régularité, de l'endurance — un 18 trous est long, et un geste forcé se dégrade quand la fatigue arrive —, la maîtrise du jeu avant le score, et l'adaptation permanente au terrain.
Deux choses ne sont jamais prises en compte. Les émotions d'abord : sur le parcours, elles font partie du jeu, et personne ne les enseigne. Le score ensuite : on fait compter les gens beaucoup trop tôt, et le joueur se retrouve dans des objectifs de résultat avant d'avoir construit son jeu.
La priorité de l'enseignement devrait être la marche, l'étiquette et le long jeu ; le petit jeu, le putting et le score viennent après. D'abord être régulier au long jeu et faire un minimum de distance, être à l'aise sur le parcours, prendre conscience de ses émotions, se fixer des objectifs de moyens et construire son jeu. La performance ne vient que si l'on joue régulièrement, assez souvent, et préparé.
La pédagogie NRG est fondée d'abord sur le plaisir, le partage, l'humilité et la compréhension du jeu : sur le parcours dès le premier cours, le joueur se fait plaisir, joue avec les autres et comprend le golf. L'amélioration du niveau vient ensuite de l'entraînement, pour ceux qui le veulent — mais on peut aussi prendre beaucoup de plaisir avec moins de performance et moins d'entraînement.
La méthode NRG place le joueur sur le parcours dès le premier cours. Le practice n'est pas supprimé : il devient un outil de raffinement, jamais un préalable. Jouer à apprendre !

Lire un trou, choisir un club, gérer une mauvaise balle, respecter le rythme de jeu : tout ce qui fait un golfeur autonome s'apprend en jouant, accompagné.
Cours sur 9 trous jusqu'à 4 joueurs, groupes constitués par l'enseignant : on peut venir seul et repartir avec des partenaires de jeu. Le lien social est le premier ressort de la fidélité.
Des milliers de joueurs de tous niveaux accompagnés, une école classée 3e de France par la FFG en 2019, une association d'élèves (USMG Golf) en 1re division du championnat des clubs sans terrain.
Je ne viens pas avec une doctrine à imposer, mais avec une expérience de terrain à partager, à tester et à mesurer.
Suivre une cohorte de débutants — adultes, ou enfants d'une école de golf famille — accueillis directement sur le parcours, et comparer leur taux de renouvellement à celui d'une cohorte classique. Des chiffres, pas des convictions.
Ancien formateur pendant quatre ans pour l'École Fédérale et le CFEG, je peux intervenir en formation initiale ou continue sur l'enseignement en situation de jeu.
Commissions, groupes de travail, colloques : apporter le regard d'un enseignant qui passe ses journées sur le parcours avec des joueurs de tous niveaux.
Une ville sans golf peut avoir ses golfeurs. L'USMG Golf, association municipale de Gagny, n'a pas de terrain et joue pourtant en 1re division. Un modèle transposable.
Sept ans joueur professionnel sur le circuit français et le Challenge Tour. Champion de France PGA par équipes 2023.
Quatre ans formateur pour l'École Fédérale et le CFEG. Directeur des golfs de Fontenailles et d'Ableiges.
Fondateur de l'École de Golf Cyril Ferran, auteur de Nirvana Golf Révolution, qui décrit la méthode NRG.
Un rendez-vous, un appel ou une journée sur le parcours avec moi : le meilleur argument reste de voir la méthode en action.
Le golf se transmet sur le parcours. Chacun, à sa place, peut aider les nouveaux joueurs à y rester.
Fédération, ligues, comités, collectivités : expérimenter et mesurer un accueil des débutants sur le parcours.
Enseignants PGA : partager vingt ans de pratique de l'enseignement sur le parcours, d'égal à égal.
Golfs, associations sportives, clubs sans terrain : accueillir, faire jouer et garder vos golfeurs.
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