Professionnel PGA depuis 1996, j'ai d'abord vécu le golf de l'intérieur, comme joueur professionnel, avant de consacrer ma carrière à transmettre ce sport. Cette double expérience nourrit chacun de mes cours.

Mon parcours

Je suis devenu professionnel PGA en 1996. J'ai d'abord joué en professionnel pendant sept ans, sur le circuit français et le Challenge Tour — une période où j'ai appris, sous la pression de la compétition, ce qui sépare vraiment un bon coup d'un bon score.

Je me suis ensuite tourné vers l'enseignement, ma véritable vocation. Pendant quatre ans, j'ai formé les futurs enseignants pour deux écoles de référence en France : l'École Fédérale et la CFEG. J'ai dirigé les golfs de Fontenailles et d'Ableiges, entraîné deux joueurs professionnels, et pris la responsabilité de l'académie Victory Sports, dont la méthode est brevetée à l'international.

En 2006, j'ai fondé l'École de Golf Cyril Ferran. En 2019, la Fédération française de golf a classé mon école 3e de France pour la création de nouveaux golfeurs.

Aujourd'hui, j'enseigne sur une dizaine de clubs en Île-de-France, principalement au golf d'Ableiges (Val-d'Oise, 95). J'accompagne des joueurs de tous niveaux : du débutant qui n'a jamais touché un club au compétiteur qui cherche à performer.

En bref PGA France depuis 1996 · 7 ans joueur professionnel (circuit français, Challenge Tour)
4 ans formateur d'enseignants — École Fédérale & CFEG
Ex-directeur des golfs de Fontenailles et d'Ableiges · Entraîneur de 2 joueurs professionnels
École classée 3e de France pour la création de nouveaux golfeurs — FFG 2019

Ma méthode, en deux mots

Le renversement

L'enseignement traditionnel focalise l'élève sur trois choses : la technique, la distance et le score. Le geste doit être correct, la balle doit aller loin, le score doit descendre. Je fais tout l'inverse.

Je focalise l'élève sur des objectifs de moyens et sur l'acquisition de compétences directement sur le parcours. Les objectifs de résultat, je les fixe au minimum — juste assez pour donner un cap, jamais assez pour écraser le plaisir.

Ce que l'élève acquiert d'abord

Concrètement, l'élève joue dès le départ. Il acquiert un jeu simple qu'il maîtrise : un jeu qui passe partout, avec lequel il peut jouer avec n'importe qui, sans se cacher. Il apprend la marche et le rythme d'une partie, l'étiquette, les règles du terrain. Il s'amuse. Et en marchant ses parcours, il entretient sa condition physique — ce qui fait partie du jeu, pas à côté.

Balancer, lancer ou taper

Côté geste, je pars d'un principe simple : on apprend au joueur à balancer. De petits balanciers d'abord, qu'on agrandit progressivement, pour obtenir des gestes amples et jolis à voir, sans jamais forcer — et en tenant compte de ce que le parcours fait naître comme émotions.

La distinction la plus importante à faire sur un parcours, c'est celle entre balancer, lancer et taper. Les méthodes classiques enseignent des techniques très compliquées, et le joueur, sur le terrain, finit par forcer. C'est là que tout se dérègle.

Un geste simple et non forcé, c'est un joueur qui ne se fait pas mal, qui peut jouer même fatigué, et qui tient l'endurance d'un dix-huit trous. À l'opposé des joueurs qu'on fabrique dans le combat, qui se posent dix mille questions techniques et n'arrivent jamais à appliquer sur le parcours ce qu'ils ont travaillé ailleurs.

Il y a une conséquence à long terme que peu de gens font le lien : parce qu'ils forcent, beaucoup de joueurs régressent avec les années. Ils mettent cela sur le compte de l'âge. Ce n'est pas l'âge — c'est le fait de forcer.

La technique n'est pas le point de départ, c'est le résultat

On parle beaucoup de technique en golf. On ne parle presque jamais d'entraînement à la compétence. C'est pourtant l'inverse qui fonctionne : ce n'est pas la technique qui crée la compétence, c'est l'entraînement à la compétence qui fait émerger une bonne technique.

En travaillant la régularité directement sur le parcours, le joueur construit un geste qui est à la fois juste techniquement et qui lui appartient. Car il n'existe pas un seul bon geste : il existe le vôtre, celui qui tient compte de votre corps, de votre rythme et de votre histoire.

Il faut trouver son geste plutôt que d'appliquer des techniques généralistes — et c'est justement là que ça devient intéressant. Il faut trouver sa voie pour trouver le jeu qui nous convient, et qui est efficace pour nous.

La performance, ensuite — et pour tous

La performance vient ensuite, et elle devient accessible à tous. Elle n'est plus un mot vague réservé aux bons joueurs : elle est disséquée, comprise, puis appliquée. Je demande à un joueur de maîtriser son long jeu, son petit jeu et son putting avant de compter son score. Pas l'inverse. C'est ainsi qu'on passe d'un niveau débutant à un niveau de joueur qui joue bien.

Le résultat, ce sont des joueurs nettement plus fluides sur le parcours, moins obsédés par la technique, et qui ont compris que tout va ensemble. Ne penser qu'au geste ne fait pas progresser plus vite — c'est même souvent ce qui bloque.

À l'inverse, la méthode traditionnelle produit trop souvent des joueurs frustrés, en combat permanent avec leur swing, et qui finissent par jouer seuls parce qu'ils n'osent plus se montrer. C'est exactement ce que ma méthode cherche à éviter.

C'est pourtant ce qu'on fabrique en majorité sur les parcours parisiens. Mon objectif est l'exact opposé : former le plus rapidement possible des joueurs de golf, et non des joueurs de swing. Des joueurs capables de sortir sur un parcours avec n'importe qui, de prendre du plaisir et de partager une partie — parce que c'est ça, le golf.

Une dernière chose, qui explique beaucoup d'échecs : on enseigne le golf en partant de l'exemple des champions. Or leur modèle est hors de portée d'un amateur, qui n'a ni leur temps, ni leur physique, ni leur histoire. Il faut faire l'inverse : partir du joueur lui-même et de ses propres prédispositions à la performance. C'est de là qu'on construit, et c'est beaucoup plus rapide.

Contrôler ou s'adapter

Il y a un dernier mot qu'on emploie beaucoup trop en golf : le contrôle. On forme des joueurs qui cherchent à contrôler leur jeu, alors qu'il faudrait former des joueurs qui apprennent à s'adapter au jeu.

Car une partie de golf est par nature imprévisible. On joue vite ou lentement, avec de très bons joueurs ou avec des débutants, sur un parcours plat ou vallonné, dégagé ou truffé d'obstacles, par grand soleil ou dans le vent. Rien de tout cela ne se contrôle. Le joueur qui a appris à contrôler s'effondre dès que les conditions changent ; celui qui a appris à s'adapter joue partout, avec tout le monde, et prend du plaisir dans toutes les situations.

C'est précisément ce que le parcours enseigne et que le practice ne peut pas enseigner : au practice, tout est constant. Sur le terrain, rien ne l'est jamais.

C'est pour expliquer tout cela que j'ai écrit Nirvana Golf Révolution.

Et le practice ?

Le practice, lui, arrive après. Quand le joueur veut franchir un palier d'index, alors on y retourne — et là il devient utile, parce qu'on sait enfin quoi y travailler. C'est un outil de perfectionnement choisi, jamais un passage obligé qui décourage.

Mon métier, ce n'est pas de produire de beaux swings. C'est de faire de vous un joueur, qui prend du plaisir et progresse réellement.

Pour qui ?

Pour tout le monde. Le débutant complet y trouve une entrée douce et concrète dans le jeu. Le joueur confirmé profite d'une évaluation directement sur le parcours, là où se révèlent les vrais points à travailler. Et le joueur de haut niveau, je l'accompagne jusqu'en situation de compétition, parce que c'est sous l'enjeu que se gagnent les derniers points.

Mon livre

J'ai réuni vingt ans d'enseignement dans un livre, Nirvana Golf Révolution : une approche complète, technique et mentale, pour apprendre et jouer au golf autrement. → Découvrir le livre

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